Accueil > Personnel > Birmingham > Post-doc > Les concours de recrutement de chercheur CNRS / Maître de Conférence

Les concours de recrutement de chercheur CNRS / Maître de Conférence

1-La préparation du dossier

jeudi 24 mai 2007, par Nathalie

En France, si vous voulez être chercheur vous n’avez pas vraiment d’autre choix que le secteur académique (pour les physiciens, c’est sûr, pour les chimistes et les biologistes peut être un peu moins). Et comme on aime beaucoup le Royaume Uni mais que quand même on aimerait bien revenir en France, je me suis retroussée les manches et me suis mise au boulot pour passer les concours CNRS et Maître de Conférence.

Evidemment, je suis tombée dans à peu près tous (ou presque) les pièges de la débutante et me suis faite bien avoir par l’hypocrisie du système. Je commence donc par les péripéties de la préparation des dossiers.

1-Le CNRS

Là, dans la rubrique naïveté je commence très très fort. A partir du mois de septembre-octobre 2006 je vais régulièrement sur le site internet du CNRS pour voir s’il est question des concours 2007. Pas de nouvelles (et surtout pas de renseignements) jusque vers novembre où ils disent que les postes seront publiés au journal officiel à la mi-décembre.

Le jour de la publication des postes je comprend mon erreur et ma bêtise. En fait le CNRS est divisé en section (grosso modo chaque section représente une discipline scientifique), et ce qu’il est dit au Journal Officiel c’est qu’il y a 8 postes pour la section qui me ressemble et que j’ai jusqu’à fin janvier pour contacter un labo et écrire un dossier...

Autrement dit, j’aurais dû contacter les labos dès le mois d’octobre et rédiger un dossier avec eux. Car 1 mois avec des vacances au milieu c’est pas du tout suffisant pour écrire quelque chose de sérieux ! (Par sérieux, j’entends essentiellement le projet de recherche qui doit montrer que la symbiose entre le candidat et le laboratoire créera une recherche de haute qualité)

Bon, bah le CNRS ce sera pour la prochaine fois... :-(

2-L’Université

Dépitée par mon forfait au CNRS, je me dis que je ne me ferai pas avoir par l’Université et je me mets en quête d’éventuelle ouverture de poste avant le mois de mars, date de publication des postes au Journal Officiel.

Là c’est quand même un peu plus difficile que pour le CNRS, parce qu’il faut aller sur les sites de chaque Université, de chaque laboratoire pour voir s’ils n’ont pas un poste qui s’ouvre. Ca aide de connaître des gens, de faire partie d’une liste de diffusion etc...

Chouette, je trouve 2 laboratoires qui ouvrent des postes avec un profil qui me correspond. Lors de la publication au Journal Officiel, j’en trouve un 3ème dont je ne connaissais pas les gens auparavant.

Et là ça se corse, parce que toutes les Universités vous disent que dans votre dossier il faut mettre les pièces demandées au Journal Officiel. Oui, mais en fait il faut en mettre d’avantage et ça, personne ne vous le dit. Par exemple, les lettre de recommandations ne sont pas officiellement demandées, mais la rumeur dit qu’il faut en mettre. Et puis surtout il y a un projet de recherche. Il est moins développé que celui qui est demandé au CNRS, mais il faut quand même qu’il soit original mais pas trop, qu’il vous corresponde et qu’il corresponde au laboratoire. Et puis on ne vous dit pas non plus sur combien de temps doit se dérouler ce projet, et, entre dire ce que vous voulez faire l’année prochaine ou dans les 15 prochaines années, c’est pas tout à fait pareil...
J’ai récemment appris que j’aurais aussi pu joindre un projet d’enseignement. Là encore, rien n’est dit au Journal Officiel... Et puis sérieux, un projet d’enseignement, c’est bizarre. On vous dit dans quelles filières le Maître de Conférence devra enseigner, mais tant que vous n’avez pas vu les locaux et les gens, comment voulez vous proposer quelque chose de sérieux ?

Dernier point, si vous voulez passer les concours Maître de Conférence, vous devez avant le mois de décembre de l’année d’avant vous faire qualifier. C’est à dire obtenir une certification comme quoi vous êtes apte à candidater. Cette qualification vous l’avez pour une certaine section (là aussi chaque section correspond grosso-modo à une discipline). Les sections sont les mêmes pour toutes les universités et les qualifications sont valables 4ans. Ce qu’on ne m’avait pas dit (je n’ai pas trouvé le document ou c’est écrit), c’est que vous pouvez candidater dans une autre section que dans celle où vous êtes qualifié... Bon c’est sûr si vous êtes historien, n’allez pas candidater en physique ! Mais dans mon cas j’aurai peut être pu candidater sur certains postes de chimie-physique.

Conclusion

Les concours pour devenir chercheur au CNRS ou Maître de Conférence sont réputés être difficiles car il y a beaucoup plus de candidats que de postes. Ce que j’ignorais, c’est que la première sélection se fait par restriction d’informations... Cette information vous l’avez si vous faite déjà partie d’un laboratoire français. Donc les nombreux post-doc expatriés plus ou moins loin partent avec un handicap.
A la fois, il parait que rester dans son pays ça donne l’impression que l’on n’est pas ouvert d’esprit. Vous l’avez compris, pour avoir un poste, il faut au moins avoir passé 1 an à l’étranger et 1 an en France.
A la fois, en ne passant qu’un an dans un labo, vous n’avez pas vraiment le temps d’y faire un travail pertinent (c’est à dire publier des articles), et vous êtes aussi jugé sur le nombre d’articles que vous avez publié ! Donc oui, il vous faut au moins passé 2 ans à l’étranger et 2ans en France avant de trouvé un poste de chercheur.

Malgré tout ce que je viens de raconter, il y a des gens qui arrive à avoir les concours du premier coup à la fin de leur thèse, certains sont carrément excellents mais pas tous... Comment font-ils ? Je vous en donnerait un aperçu dans le prochain article !


Pour les compagnons de misère, voici trois liens qui m’ont un peu aider :

- p’tites annonces pour physiciens (plutôt sciences de matériaux)

- Petit Guide underground du candidat au CNRS

- Comment candidater à un poste de Maître de Conférence

Messages

  • Hello,

    Effectivement, c’est tout un art de faire un dossier correct pour éviter de se faire refouler. Par contre, tu es vraiment sûr que tu peux postuler dans une autre section même si tu n’as pas été qualifiée ? Moi je n’ai jamais vu ça en tout cas (par contre tu peux être qualifié dans plusieurs sections, ça c’est connu...)..

    Mais ce qu’il faut surtout c’est des soutiens au sein de la commission, mais ça je te laisse le soin de décrire les moyens d’orientation de profil, etc....

    Reste à voir ce que donnera la procédure de recrutement, une fois que l’autonomie des universités françaises sera appliquée, car apparemment ils pourraient sélectionner comme "ils l’entendent" dixit N.S. :D

    Par contre je m’insurge quand tu dis que les physiciens ne peuvent trouver des jobs que dans les organismes académiques. Je pense que tu as des compétences qui trouveraient toutes leurs places dans une boite de recherche privée. Par contre c’est pas forcement ce type de recherche très appliqué qui te plairait non ?

  • Avé à tous !

    Pour évoluer dans le milieu de l’enseignement supérieur, ce dont tu parles ne me surprend absolument pas.

    Si le dispositif de "sélection" des chercheurs est à moitié aussi "perfrormant" que les dispositifs en place pour les ingénieurs alors un mot : courage.

    Parce qu’entre piston, faux concours et corporatisme, il faut être motivé. Pour exemple, l’année ou j’ai pu rentré à la fac, j’ai passé pas moins de 5 concours sur l’ile de france (il y en avait moins d’une dizaine sur toute la france).

    J’ai appris par la suite, une fois en poste que tous les postes proposés dans mon domaine cette année là en ile de france (sauf le mien) était bidonné pour permettre à quelqu’un en poste d’avoir sa titularisation ! Et c’est comme ça presque tous les ans.

    Donc courage et à bientôt en Sarkosie !

  • Les concours de recrutement de chercheurs CNRS/MDC ne sont pas difficiles, il faut seulement etre pistonne. Moi pas de chance, je ne l’etais pas donc je suis devenu MDC a Cambridge alors que je n’ai jamais pu obtenir un poste dans les universites francaises les plus mauvaises.

  • Il est effectivement possible de postuler MCF dans une section pour laquelle on n’est pas qualifie dans la mesure ou on est deja qualifie dans une autre section. En revanche, il faut eviter les associations farfelues comme postuler en droit en etant qualifie en chimie ou postuler en histoire en etant qualifie en physique comme tu le soulignes. On peut postuler par exemple en section 31 (chimie theorique) si on est qualifie en section 30 (physique fondamentale) car ces sections sont considerees comme "voisines" c’est-a-dire qu’il existe un recouvrement partiel entre les thematiques de ces deux sections. Un physico-chimiste peut donc a priori postuler dans les deux si cela ne le gene pas d’enseigner en chimie ou en physique. En general il faut quand meme choisir une section CNU qui correspond a sa formation : section 30 si on a une formation de physicien ou 31 si on a une formation de chimiste. Dans le cas contraire on peut se voir reprocher notre formation avec des remarques du type : "vous avez une formation de physicien et vous voulez enseigner en chimie ?".

    Pour les dossiers c’est effectivement un peu dur. En ce qui me concerne, j’ai fait ma these en France et je fais actuellement un postdoc a l’etranger (USA). J’etais au courant de pas mal de choses pour les dossiers car j’ai effectue ma these dans une UMR, donc un labo avec des membres CNRS et universitaires et j’ai participe a des reunions (en tant que spectateur) de groupe dans lesquelles il etait question de la demande de postes notamment. Voici qq conseils (qui vaudront aussi pour moi d’ailleurs) pour les postes de MCF :

    1) Avoir un projet de recherche en adequation avec les thematiques du labo, et surtout avec les thematiques qui sont appelees a se developper dans le labo. Pour savoir, le mieux est parfois de rencontrer les gens au cours de seminaires. Le fait de se deplacer montre l’interet du candidat pour le laboratoire (cela peut aussi permettre des liens en vue d’un futur poste de CR). Les contacts par e-mail ou telephone (pour avoir des infos) ca va bien un moment mais ce n’est evidemment pas suffisant.

    2) Avoir un projet d’enseignement et une maitrise de la langue francaise. Cela vient du fait que les commissions veulent avoir l’assurance que le futur MCF saura se debrouiller pour ses cours/TD/TP (50% du statut quand meme) et peut aussi apporter un plus aux equipes pedagogiques. La maitrise de la langue de Moliere devient de plus en plus importante car certains MCF etrangers ont eu quelques deboires dans certaines universites du fait de la barriere de la langue : les presentations orales et seminaires servent aussi a jauger cette maitrise de la langue francaise.

    3) Pour les lettres de motivation, je ne sais pas. De toutes manieres, les lettres de motivation se font aussi du bouche a oreille (ce que les gens appellent le "piston"). Un chef de groupe (qui appartenait a une commission CNRS) m’avait dit un jour qu’il ne voulait pas pistonner ses etudiants mais comme certains chercheurs le faisaient pour leurs propres etudiants, s’il ne le faisait pas pour les siens il avait l’impression de les desavantager. C’est un cercle vicieux. J’ai aussi connu des chercheurs qui ne s’occupait pas des candidatures de leurs anciens etudiants. Il y a de tout.

    4) S’y prendre un peu a l’avance : du genre rencontrer des chercheurs (seminaires) fin 2007 si on veut postuler en 2008 pour tisser des liens et voir si des postes peuvent etre ouverts dans leurs labos dans un futur proche. Le seminaires permettent entre autres de faire connaitre son travail et comme les chercheurs parlent entre eux !

    Les 2 mots clefs sont donc le dossier (formation, publications et projet de recherche/enseignement) et la motivation (seminaire dans les labos pour se faire connaitre, soi et son travail). Quand je dis "motivation" c’est le montrer car evidemment les gens qui postulent MCF sont tous motives mais tous ne le montrent pas. Un moyen de le montrer c’est parfois d’essayer d’obtenir un poste d’ATER dans l’universite dans laquelle on veut etre MCF. Ne pas oublier que les statuts de "moniteur" et "ATER" sont a priori des tremplins pour devenir MCF.

    NB1 : Un autre conseil qui peut paraitre un peu stupide, essayez de vous creer un site web ou une page perso. Je l’ai fait juste pour le fun et j’ai deja recu plusieurs courriels et coups de telephones de labos aux USA. Je sais, ce n’est pas la France mais il vaut mieux avoir plusieurs fleches a son arc, au cas ou.

    NB2 : desole pour l’absence d’accents dans le texte (clavier QWERTY).

    • Merci beaucoup Yan pour ta reponse tres detaillee.

      Je suis bien d’accord avec toi que rencontrer des chercheurs en allant faire des seminaires dans leur labo est le meilleur moyen de se faire connaitre et de se renseigner. Le hic c’est que pour qu’ils t’invitent faire des seminaires chez eux il faut qu’ils soient suffisament interesses par ta jeune carriere.
      Si tu leur propose de venir chez eux, a tes frais c’est sur je ne vois pas bien pourquoi ils refuseraient (quoique j’en ai vu qui etaient tres a chevel sur les principes et qui tenaient a lancer l’invitation). Mais encore faut-il avoir les moyens de le faire et cela d’autant plus quand on est a l’etranger.

      On en revient toujours au meme point, le systeme n’est pas juste : Si tu veux mettre toutes les chances de ton cote il faut avoir un bon porte-monnaie (assez contradictoire avec le statut de post-doc). Il faut aussi etre a l’affut des rumeurs d’ouverture de postes donc toujours difficile pour les post-doc eloignes, et puis pour avoir du piston il vaut mieux venir d’un labo repute ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

      J’ai suivi les reformes de l’universite engagees par notre nouveau gouvernement. Mais j’avoue ne pas comprendre en quoi, dans les faits, ca va changer quelque chose pour les candidats.

    • Pour les financements il existe des possibilites d’avoir de l’argent de la part du gouvernement francais : le programme s’appelle "Initiative Postdoc" et il a ete cree pour les postdocs qui sont a l’etranger. Le principe est simple : il faut faire un petit projet qui comprend qq infos personnelles, une liste des publications obtenues en these et/ou postdoc, les thematiques de recherche que l’on veut aborder au cours de notre carriere (c’est mieux s’il est possible d’inscrire le travail futur dans la continuite du postdoc et de la these pour montrer qu’on est motive a poursuivre le dit projet) et bien sur donner qq noms de laboratoires chez lesquels tu pourrais postuler. La bourse est une aide comprise entre 3000-5000 euros (montant souhaite a detailler dans le projet avec une estimation des prix des billets de train/avion, des nuits d’hotels, etc ...) en general ce qui est assez interessant !

      Les petits problemes de ce programme "Initiative Postdoc" sont les suivants : pour avoir de l’argent pour postuler en 2008 il fallait deposer le dossier en janvier 2007 alors meme que l’on ne sait pas quel laboratoire ou universite aura des postes de CR ou MCF. Pourquoi ? La raison est la suivante : l’examen des dossiers deposes en janvier 2007 ne se termine qu’en juillet 2007. On recoit ensuite la reponse quant a l’allocation ou non de la bourse. Si elle est allouee alors on doit leur envoyer nos infos bancaires (cf RIB) mais comme ce sont les vacances le virement bancaire n’est pas effectif avant Septembre. Le temps d’organiser les voyages on peut au mieux commencer a se deplacer en Octobre donc 10 mois apres le depot des dossiers ! En general, il faut etre un peu malin : prevoir deux voyages, un de 15 jours pour rencontrer des chercheurs dans des labos qui pourraient te recruter du fait des thematiques qu’ils developpent et un autre de 15 jours (ou deux autres de 7 jours) pour postuler reellement. De plus si tu vis loin (USA, etc ...) tu peux profiter du premier voyage de 15 jours pour l’accoler aux vacances de Noel et aller voir ta famille ou tes amis pour les fetes en France sans avoir a payer un billet d’avion USA-France par exemple. Cela demande juste un bon timing.

      Au fait une info officieuse qui n’est pas encore confirmee : les concours CNRS seraient en Mars cette annee donc avant les concours MCF (Avril-Mai sans doute) pour que les candidats MCF ayant postule CR sachent s’ils ont obtenu ou non un poste de CR. Cela signifie qu’il est fort probable qu’un postdoc a l’etranger soit contraint de revenir 2 fois en France s’il veut postuler sur des postes de CR et MCF. La galere !!! Deux effets sont a prevoir avec ce type de mesure :

      1) Une reduction du nombre de dossiers MCF si le chercheur est content d’avoir obtenu son poste de CR et ne cherche pas plus loin. Cet aspect de la mesure parait louable.

      2) Une personne qui obtient un poste de CR et qui voudrait plutot avoir un poste de MCF (car il aime enseigner, ou le labo dans lequel il a ete accepte n’etait pas son premier choix, etc ...) pourrait se voir declasse lorsqu’il postule MCF si les commissions savent qu’il a obtenu un poste de CR, et ce meme si le candidat prefererait etre MCF. C’est un effet pervers mais qui existe : certains tres bon candidats ont parfois ete declasses sous pretexte qu’etant tres bons ils trouveraient bien un poste ailleurs et au bout du compte ... Voila, en France il y a parfois du nivellement par le bas ! Un autre exemple, j’avais demande a mon directeur de these si c’etait bien de faire un postdoc aux USA et devenir qq temps assistant professeur aux USA (si possible car c’est dur) pour ensuite revenir en France et postuler MCF. Il m’a repondu que le poste de MCF me serait refuse car je serais "trop qualifie". Je devrais postuler professeur et il est plus dur de devenir professeur que MCF evidemment.

      Enfin, je ne sais pas si tu es inscrite au "Fil de Marianne", c’est un organisme qui est mis en place par les ambassades et qui envoie periodiquement aux postdocs a l’etranger des infos sur les postes en France, les possibilites de bourse (Initiative Postdoc par exemple), etc ...

      En ce qui concerne la reforme des universites je ne crois pas que cela changera grand chose mais je ne suis pas trop informe. Le seul danger (et pas des moindres) c’est la multiplication des CDD aux depens des postes permanents. Si cela est decide alors c’est la mort programmee de la recherche en France pour une raison simple : le seul avantage de la France sur les USA c’est la possibilite d’avoir un poste permanent plus facilement, les salaires sont plus bas qu’aux USA, les moyens pour la recherche sont moindres, etc ... Je connais en outre des europeens qui sont aux USA et souhaitent y devenir assistant professeur car dans leurs pays europeens l’equivalent de l’assistant professeur (MCF en France par exemple) n’est pas libre dans sa recherche (souvent oblige de travailler sur les thematiques exactes de son groupe) alors qu’aux USA l’assistant professeur peut developper sa recherche en toute liberte, l’important ce sont les resultats.

    • A propos du programme initiative post-doc, quelqu’un sait s’il est reconduit pour l’année 2008-2009 (dossiers en 2008) ?
      Parce que je ne trouve pas l’info sur internet, je ne vois que des références aux programmes des années passées...
      S’il n’existe plus, c’est bien dommage, parce que je suis en post-doc loin loin loin (Canada), et confrontée au problème de me déplacer à mes frais...
      Merci

    • J’ai reçu la bourse Initiative Postdoc pour l’exercice 2007-2008 et je ne vois pas de raisons pour lesquelles elle serait supprimée pour l’exercice 2008-2009 (à moins de coupes budgétaires sans motifs apparents). Je dois pouvoir te retrouver l’adresse électronique de la personne chez qui j’ai envoyé le dossier. Ce sera la plus qualifiée pour te renseigner. Je te communiquerai ces renseignements demain quand et si je les retrouve mais j’ai bon espoir car je suis quasiment certain d’avoir garder ses courriels dans ma boîte électronique du labo.

      A+

    • Voila mon contact pour la bourse Initiative postdoc s’appelait Pierre Salzi, son adresse electronique etait pierre.salzi@academie-sciences.fr . J’ai aussi trouve une adresse pour le programme Initiative Postdoc en 2007 qui etait ini.postdoc2007@recherche.gouv.fr . A mon avis tu dois pouvoir trouver des infos sur Initiative Postdoc sur le site web de l’Academie des Sciences ou plutot du ministere de la Recherche.

      Voila, j’espere avoir pu t’aider un peu.

  • Bonjour,

    Je viens de soutenir ma thèse, et voudrais tenter le concours CNRS 2008. D’après le site internet correspondant, un certain nombre de postes (CR2, CR1, DR2, DR1) sont ouverts dans chaque section, mais les profils détaillés et les laboratoires d’affiliation ne sont pas précisés. Si j’ai bien compris, il faut donc postuler au concours de la section qui nous correspond le mieux, préciser les laboratoires où l’on voudrait être affecté, et monter un projet de recherche liant notre profil à celui du centre CNRS souhaité (ce qui implique de contacter les laboratoires et de monter le projet avec eux). Mais, dans la mesure où plusieurs laboratoires doivent être indiqués parmi les voeux, comment rédiger un projet de recherche qui colle avec plusieurs laboratoires à la fois ? Faut-il être très précis, et ne viser qu’un seul laboratoire, en espérant qu’une création de poste sera vraiment effective ? Ou, au contraire, faut-il rédiger un projet plus général (grandes lignes de ce que l’on aimerait accomplir), et avoir ainsi accès à un plus grand nombre de laboratoires ? Je sais qu’il n’y a certainement pas de règle pré-fixée, mais ta réponse m’éclaircira sûrement les idées !

    Merci d’avance !

    Anne.

    • Salut Anne,

      Je suis toujours debutante dans ce grand jeu que sont les concours CNRS et maitre de conf. Cela etant dit, voila ce que j’ai compris des regles du jeu :

      Tous les ans il y a un certain nombre de poste offert au CNRS par section sans flechage thematique. Du coup tu dois commencer a contacter les laboratoires avec qui tu veux monter un projet pour voir s’ils sont interesses par toi. Cela doit etre fait bien avant la publication des postes au journal officiel (typiquement vers le mois d’octobre).

      Effectivement tu dois mettre plusieurs laboratoire, mais il est clair que ton projet de rechercher doit correspondre a ton premier choix. D’autre part, en physique en tous cas, tu n’as absolument aucune chance si le laboratoire ne te soutient pas. Cela pour la simple raison qu’on juge l’adequation entre le candidat et le labo. Tu auras beau avoir un magnifique projet de recherche, si le labo ne t’aide pas a le rediger en prenant en compte toute son historique a lui, tu ne sera pas jugee "adequate".

      Ensuite il y a les postes fleches, ca c’est un peu différent et je ne connais pas encore les regles du jeu !

      Dernier point, j’ai récemment vu des statistiques, en 2006 en section 8 il y avait environ 250 candidats pour 12 postes...

      Bon courage a toi !

    • Re !

      Je te remercie pour ta réponse. La règle du jeu semble être avant tout : "anticiper à l’avance, et se faire des contacts...". N’étant pas affiliée à un laboratoire CNRS pendant ma thèse, je n’étais pas au courant de tout cela avant de consulter le site internet de la campagne de recrutement 2008. Il va falloir garder ces informations en mémoire pour monter un projet béton pour l’année prochaine, je crois...

      Bon courage à toi également !

  • Bonjour,

    Je traverse la même situation et je suis tout à fait d’accord avec ton analyse. Je pense aussi que les chances d’être pris au CNRS augmentent avec la deuxième ou troisième candidature (restons positif !) et que les clés sont : "être très en avance sur les dates" (au moins un mois—>début novembre) et "contacts sérieux".

    Voici le lien vers un guide bien fait détaillant la procédure de recrutement CNRS (p16 et suivantes) :

    Voir en ligne : Guide du doctorant-tome 3 -Après

  • Bonjour a tous,

    Comme le recrutement est definitif, les directeurs de labo sont EXTREMEMENT mefiants sur la personne qu’ils vont embaucher. En general, ils savent deja en septembre -avant la publication- qui a le plus de chances de l’emporter... C’est pourquoi le concours ne se prepare pas 6 mois avant mais bien avant... Il faut d’abord nouer une relation de confiance avec plusieurs labos (congres, se faire inviter pour donner un seminaire, monter des projets en collaboration etc...) et ensuite voir s’ils ont eventuellement des postes a long terme (1 a 2 ans).
    C’est un travail de tres longue haleine !
    Pareil pour les postes MdC, le projet d’enseignement vous ne pouvez l’ecrire que si vous avez vu les gens avant et qu’ils vont ont expliquer quoi y mettre. Si vous n’avez vu personne, il est presque inutile de songer a concourir, sauf accident. L’important c’est d’avoir un tres bon reseau de connaissance dans le systeme de recherche français !
    Enfin, certains postes MdC sont tres lourdement charges en enseignement, et donc attire peu de candidats. Attention aux enseignements sur plusieurs sites (distants de 1OO-200km...) avec 300 heures equivalents TD/an en heures supplementaires "pas obligatoires mais fortement conseilles" -en TP bien sur-...
    Bref bon courage...

    M... MdC en France

  • Et si on prenait les paris ?
    Prenons un exemple, le poste de MCF à Strasbourg (1515/4057, linguistique française diachronique). En regardant qui est dans le jury (http://www.unistra.fr/fileadmin/upload/unistra/recrutement/2012/MCF/compo_cds/07-09_MCF_1515_4057.pdf), je parie pour X :
    - A. Bertin : directrice de thèse de X
    - J.-R. Valette : était MCF dans l’université où X a fait sa thèse
    - S. Grosse : assistante de la codirectrice de thèse de X
    - C. Barbence Guillot : travaille sur le même projet ANR
    - O. Bertrand : MCF dans l’université où X a été ATER
    - etc...
    Quel suspense !

    Mes pensées vont aux autres candidats auditionnés, convoqués pour rien...